Il y a quelques semaines, toute la communauté francophone s’est trouvée bouleversée par l’annonce des règles d’une nouvelle orthographe. Qu’est-ce qu’elle implique ? Quelles règles ou mots sont touchés ? Voyons ensemble ce que vous devez en retenir.

Une nouvelle orthographe, pas si nouvelle que cela.

La réforme orthographique qui a défrayé les médias il y a quelques semaines remonte en fait à 1990. Pourquoi ce décalage temporel ? La réforme en question vise à simplifier certains mots. Avalisée à l’époque par l’Académie française, elle est passée inaperçue jusqu’à la réédition de certains manuels scolaires. Le grand public découvre alors ce qui était déjà d’application dans les écoles depuis plusieurs années. En Belgique, depuis 2008 les enseignants sont invités à lui donner priorité.

L’accent circonflexe destiné à disparaître ?

Une levée de hashtags sur les réseaux sociaux a pointé cet accent comme martyr de la nouvelle orthographe. En réalité, il ne disparaît pas de notre langue. La réforme prévoit de s’en passer sur les “i” et les “u” dans les seuls cas où cela ne prêtera pas à confusion. Goût pourra s’écrire gout. Ou août comme aout.

Quelles particularités orthographiques concernant l’usage des mots empruntés ?

La soudure fait loi au sein des mots d’origine étrangère (weekend), comme pour les composés de formation onomatopéique (bouiboui). Dans les composés d’extra-, infra-, intra-, ultra, le trait d’union fait place à la soudure. On écrira alors « extrafort » ou « intracommunautaire ». Cette règle était déjà d’application pour les composés de co-, en-, sur-, supra-. Par contre, le trait d’union s’impose dans tous les numéros composés (vingt-six-mille-cinq-cent-deux).

Les noms empruntés à d’autres langues (dont le latin) suivent la règle générale du singulier et du pluriel des mots français. Dès lors, on écrira : un erratum, des erratums. Un bluejean, des bluejeans.

Pour l’accentuation, (comme pour le pluriel et la soudure), les mots empruntés suivent la règle des mots français. On ajoute un accent aigu sur le e des mots étrangers qui en étaient dépourvus lorsque le e se prononce [é]. Par exemple : braséro, diésel. Même démarche lorsque le e se prononce [E], « è ». Comme pour faciès.

Le plus simple sera le mieux

D’une façon générale, l’esprit de la réforme (dont la liste exhaustive des rectifications se trouve ici vise la simplification. Il est alors recommandé aux auteurs de dictionnaires et aux créateurs de mots de franciser un maximum les mots empruntés. La préférence parmi plusieurs formes existantes ira toujours vers la forme la plus proche du français. Nous écrirons donc en bon français : taliatelle.

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